Si au fédéral, à la région et à la Fédération Wallonie Bruxelles, les déficits des finances publiques ont été souvent au centre des débats et sont en ligne de mire, il faut dire qu’au niveau local et particulièrement à Tournai, il n’y a pas eu de débat à ce sujet.
Je m’en étais étonné il y a quelques mois, d’autant que j’avais pu prendre connaissance de l’accroissement terrible de la dette de Tournai. Plus de 40% depuis 2018. Bien sûr, il y a des dépenses qui étaient liées aux économies d’énergie et qui permettront des diminutions de consommation, peut-être de coûts. Mais il y a eu aussi des décisions de dépenses de prestige, d’infrastructures de rêves. Et l’expérience démontre souvent que celles-ci tournent aux cauchemars, car les chantiers publics ne réservent jamais que des mauvaises surprises et des dépassements de budget. Certains grands projets ne sont pas encore aboutis.
Aussi, je ne peux m’empêcher de tiquer lorsque j’entends l’ancien bourgmestre et échevin des finances, jouer au Calimero, se plaindre de trahison, là où je vois un élu, responsable des finances qui est loin d’avoir attiré l’attention de ses électeurs et de la population sur la situation financière catastrophique de la Ville, ni mis en évidence en quoi sa gestion en est responsable à plus d’un titre. En accuser les autres n’est pas très crédible.
Il lui sera facile, une fois dans l’opposition d’accuser la nouvelle majorité qui héritera de cette situation, des mesures impopulaires qui ne manqueront pas de devoir être prises. On le sait déjà, la région ne fera pas de cadeau et les banques non plus. Les banques ne visent pas les alliances avec le PTB mais des communes dont l’endettement n’a cessé de croître au delà du raisonnable.
J’ai toujours été choqué par la légèreté de décideurs politiques dans l’usage de l’argent public lorsque cela peut servir à développer leur électorat. Par là même, développant des cycles pervers de dépenses non maîtrisées suivis de licenciements au lendemains des élections. Une incapacité à prendre en compte les risques de l’avenir et donc des mesures de protection, d’anticipation vis-à-vis des populations dont ils ont reçu le mandat.
LE PODCAST CHALEUR HUMAINEClimat : pourquoi nos comportements ne changent pas assez vite12 novembre 2024









